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Interview : l'actrice vedette de Bharati se confie
le 15 Déc. 09 à 10h30
MUSICALE BHARATI, IL ÉTAIT UNE FOIS L’INDE[/H2
...
Des prunelles extatiques, un teint de pêche, des hanches fécondes, des seins pulpeux, c’est Bhavna Pani. Son nom ne vous dirait peut-être pas grand chose dans nos contrées, mais sachez qu’en Inde, c’est une star. En France, elle est en passe de le devenir. Comment ? Grâce au spectacle musical indien Bharati dont elle est la vedette féminine pour la quatrième année d'affilée....
Ce qui fascine chez cette danseuse hors-pair, c’est déjà sa beauté. C’est bien simple, on l’a croirait tout droit sortie d’une fresque d’Ajanta ou des reliefs sensuels de Khajuraho. Bhavna ne danse pas d’ailleurs, elle vole, mieux elle virevolte. Avec grâce et fluidité.
Comme le savent tous les amoureux de l’Inde, l’expression corporelle est sacrée, et Bhavna un véhicule spirituel idéal permettant d’entrevoir la Divinité. Chaque geste est un symbole, chaque mouvement un dialogue entre l’âme et le corps. Héritière de cette antique conception, Bhavna/Bharati est donc une experte lorsqu’il s’agit d’exprimer tour à tour la mélancolie, le désespoir, la tristesse, l’allégresse, l’extase amoureuse voire la félicité.
Dans ce flamboyant spectacle, ce Roméo et Juliette version Patchouli, danses et chants apparaissent comme un langage codé, vecteurs d’émotions, voire substitut de l’acte sexuel. Bharati, au fond, c’est une comédie musicale revue et corrigée à la sauce garam masala. Un mélange d’épices aromatiques dont le piment serait la très « hot » Bahvna…
Entre respect de la tradition et extravagance Bollywoodienne, Bharati traduit surtout la variété des couleurs, l’exubérance des traditions et les particularismes géographiques, ethniques ou sociaux qui constituent l’Inde d’aujourd’hui. Parce qu’elle est bien plus passionnante qu’une thèse sur l’Andrah Pradesh et bien plus sexy que le Mahabharata, nous avons demandé à Miss Pani de nous parler de cette péninsule complexe et envoûtante !
vous êtes-vous retrouvée à l’affiche de « Bharati » ?[/H3
En parcourant la presse ! Les producteurs de ce spectacle recherchaient une actrice capable de jouer dans une comédie musicale. Il y avait une audition de planifiée. Je me suis dit qu’il fallait que je tente ma chance. Je me suis donc rendue à ce casting en me disant que je n’avais rien à perdre ! Franchement, je ne pensais pas qu’on me sélectionnerait. Il y a avait plus de 6000 filles sur les rangs. Toutes aussi talentueuses que moi ! C’est seulement après m’avoir dit que j’avais été choisie, que j’ai compris que j’allais participer à une énorme aventure ! C'était la première fois qu'un spectacle de cette dimension était organisé en Inde. N’oublions pas que Bharati, ce sont plus de 100 artistes sur scène et plus de 700 costumes tous magnifiquement ouvragés ! A ce jour, un million de personnes ont vu ce spectacle à travers le monde !
vous dansez, on a l’impression qu’une flamme vous habite. Que vous vous consumez de l’intérieur. A quand remonte cette passion ?[/H3
Jusqu’à l’âge de six ans, je n’avais qu’une ambition, devenir astronaute et partir vers d’autres galaxies. Puis j’ai découvert la danse, la beauté des costumes et l’envie moi aussi de « sauter dans les airs ». Finalement, je suis passée de la conquête spatiale à l’occupation de l’espace ! (rires).
quel a été l’élément déclencheur ? Le catalyseur ?[/H3
J’ai la chance d’avoir un père producteur et réalisateur de films à Bollywood (Uday Shankar Pani a notamment travaillé avec Richard Attenborough pour les besoins du film « Gandhi ») . Enfant, j’ai pu assister à différents tournages tous très colorés. Quand j'ai vu les actrices maîtriser leurs pas de danse, avec tant de précision et de volupté, j'ai eu un déclic. Je me suis dit que c'était ce que je voulais faire. Plus tard, j'ai commencé à prendre des cours de danse dans une école spécialisée. Le Nalanda Dance Research Centre à Bombay. L’un des nombreux établissements qui nous forme à la rigueur et à la souplesse. Vous savez, en Inde, la danse est omniprésente au cinéma. On en fait même des tonnes au niveau des chorégraphies car rien n’est trop beau pour sortir les téléspectateurs d’un quotidien pas toujours aussi rose que les productions bollywoodiennes !
êtes issue d’une caste qui fait partie des élites indiennes. Comment vos parents ont-ils perçu ce désir, ce besoin irrésistible de devenir, une saltimbanque ?[/H3
Mes parents ne m’ont pas soutenu dans cette démarche. Devenir danseuse, pour eux, c’était quelque chose de dégradant et qui ne menait à rien.
Mon père aurait préféré que je devienne docteur, ingérieur, avocate, bref, que je m’oriente vers une voie royale ! Au lieu de ça, j’ai préféré aller jusqu’au bout de mes rêves, de mes ambitions. Il m’a fallu prouver à mon père et à ma mère que j’étais fermement décidée et que rien ne pouvait me faire changer d’avis ! Mes parents ont cessé de camper sur leur position, le jour où ils m’ont vu danser dans le film « Tere Liye ». J’avais 15 ans. Ils étaient tellement séduits par mon travail qu’ils m’ont donné leur bénédiction…
aussi à cet âge que vous quittez l’école ? [/H3
Oui et non ! Mon père voulait que je sois diplômée. J’ai donc poursuivi un cursus dédié à la philo. Mais pour le reste, j’ai tout laissé tomber. La danse me vampirisait mon temps. Pour être autonome financièrement, j’exerçais également le métier de mannequin…
spectacle « Bharati », c’est la rencontre de l’Inde traditionnelle et de l’Inde Moderne. C’est aussi l’histoire d’une union impossible entre la belle Bharati et un ressortissant indien, ingénieur de formation et résolument XXI ème siècle. Quelle est VOTRE Inde Bahvna ?[/H3
Je suis tiraillée entre deux cultures ! D’un côté, je porte très souvent des jeans et des t-shirt. De l’autre, je suis toujours ravie de m'habiller pour les grandes sorties avec des saris qui reflètent la culture indienne. Ce qui est essentiel pour moi, c’est de respecter ma famille, mes aïeux sans pour autant ne pas élargir mes horizons. J’ai la chance de pouvoir voyager grâce à Bharati. Au gré de mes séjours à l’étranger, j’essaye de faire la promotion de mon pays de façon objective. Indienne je le suis et je le resterai !
petit doigt me dit que vous n’êtes pas très douée pour cuisiner un bon poulet au curry ?[/H3
Disons que j’aurai tendance à y incorporer du Coca Cola ! (rires)
Inde, la fracture sociale est abyssale. L’Inde a beau afficher un taux de croissance à deux chiffres, elle reste dans le peloton de tête des pays les plus pauvres. Avez-vous conscience que votre réussite est exceptionnelle ![/H3
C’est vrai ! Il y a plusieurs centaines de millions de pauvres dans mon pays. La misère est là. On ne peut pas l’occulter. C’est vrai aussi que le fossé se creuse entre les personnes très riches et celles qui n’ont même pas de quoi s’acheter un bol de riz. D’un autre côté, on sent bien que c’est un pays jeune et dynamique. En matière de discrimination positive, l’Inde a été le premier état à avoir légalisé l’introduction des quotas dans le secteur public pour les basses castes et les hors castes. Pour aider et soutenir les plus démunis, le gouvernement a également mis en place des réseaux de magasins subventionnés où il est possible de trouver des aliments et notamment des céréales à moindre coût. Le paradoxe, c’est que nous comptabilisons le plus grand nombre d’enfants non scolarisés dans le monde et parallèlement, le plus grand réservoir de main d’œuvre hautement qualifiée….
–ce qui vous irrite en Inde ?[/H3
Déjà le taux d’alphabétisation des filles qui restent très inférieur à celui des garçons ! Beaucoup de jeunes filles se heurtent encore à l’opposition de leur famille qui considèrent que le rôle premier d’un enfant de sexe féminin, c’est d’aider à la maison et non de faire des études ! Il n’est plus rare de voir des gamines se battre pour ne pas être déscolarisées ! Chaque année, vous avez aussi des millions de filles tuées – parfois à l’état de fœtus - parce que naître fille en Inde est une encore une malédiction. Une tragédie économique. L’éducation est primordiale si nous voulons retrouver un équilibre naturel. Mais cela semble bien mal parti. Dans les milieux très pauvres, on ne compte plus les femmes qui se font frapper par leur mari parce qu’elles ont accouché d’une fille ! Fort heureusement, il y a des femmes qui n’hésitent pas aujourd’hui à sortir les bâtons pour rosser les époux qui leur manqueraient de respect ou qui lèveraient la main sur leurs filles.
révolte ? [/H3
Je dirai plutôt une prise de conscience ! Il était temps !
qu’est-ce qui vous fascine dans cette grande nation qui compte, rappelons-le, plus d’un milliard d’âmes ?[/H3
C’est un pays en pleine mutation, en pleine évolution. Un pays qui essaye de préserver ses traditions sans fermer la porte au modernisme ce qui est à mes yeux une preuve d’ouverture et de tolérance. L’Inde est aussi un point de convergence de toutes les communautés religieuses. Ce que j’aime également, c’est la symbolique de la famille. On la respecte car on sait qu’elle est le sel de la vie !
vous préférez, danser dans un spectacle ou devant la caméra d’un cinéaste ?[/H3
L’avantage avec le cinéma, c’est que si vous faites un faux-pas, vous pouvez toujours recommencer. Alors que dans un spectacle, le public ne peut pas se laisser abuser. Contrairement au cinéma, il n’y a pas d’effets spéciaux susceptibles de faire passer une femme incapable de danser pour une danseuse confirmée. Quand vous êtes sur des planches, vous êtes jugée sur pièce. La moindre erreur et vous sentez d’emblée que les gens qui vous regardent sont déçus. Après tout, c’est normal, ils en veulent pour leur argent…
[...
...
Bharati, Il était une fois l’Inde… ...
Au Palais des Congrès
Place de la Porte Maillot
75017 Paris
Tel : 08 92 05 00 50
Métro : Porte Maillot
Du 22 au 24 janvier 2010.
Tournée dans toute la France à partir du 24 novembre 2010.
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Des prunelles extatiques, un teint de pêche, des hanches fécondes, des seins pulpeux, c’est Bhavna Pani. Son nom ne vous dirait peut-être pas grand chose dans nos contrées, mais sachez qu’en Inde, c’est une star. En France, elle est en passe de le devenir. Comment ? Grâce au spectacle musical indien Bharati dont elle est la vedette féminine pour la quatrième année d'affilée....
Ce qui fascine chez cette danseuse hors-pair, c’est déjà sa beauté. C’est bien simple, on l’a croirait tout droit sortie d’une fresque d’Ajanta ou des reliefs sensuels de Khajuraho. Bhavna ne danse pas d’ailleurs, elle vole, mieux elle virevolte. Avec grâce et fluidité.
Comme le savent tous les amoureux de l’Inde, l’expression corporelle est sacrée, et Bhavna un véhicule spirituel idéal permettant d’entrevoir la Divinité. Chaque geste est un symbole, chaque mouvement un dialogue entre l’âme et le corps. Héritière de cette antique conception, Bhavna/Bharati est donc une experte lorsqu’il s’agit d’exprimer tour à tour la mélancolie, le désespoir, la tristesse, l’allégresse, l’extase amoureuse voire la félicité.
Dans ce flamboyant spectacle, ce Roméo et Juliette version Patchouli, danses et chants apparaissent comme un langage codé, vecteurs d’émotions, voire substitut de l’acte sexuel. Bharati, au fond, c’est une comédie musicale revue et corrigée à la sauce garam masala. Un mélange d’épices aromatiques dont le piment serait la très « hot » Bahvna…
Entre respect de la tradition et extravagance Bollywoodienne, Bharati traduit surtout la variété des couleurs, l’exubérance des traditions et les particularismes géographiques, ethniques ou sociaux qui constituent l’Inde d’aujourd’hui. Parce qu’elle est bien plus passionnante qu’une thèse sur l’Andrah Pradesh et bien plus sexy que le Mahabharata, nous avons demandé à Miss Pani de nous parler de cette péninsule complexe et envoûtante !
vous êtes-vous retrouvée à l’affiche de « Bharati » ?[/H3
En parcourant la presse ! Les producteurs de ce spectacle recherchaient une actrice capable de jouer dans une comédie musicale. Il y avait une audition de planifiée. Je me suis dit qu’il fallait que je tente ma chance. Je me suis donc rendue à ce casting en me disant que je n’avais rien à perdre ! Franchement, je ne pensais pas qu’on me sélectionnerait. Il y a avait plus de 6000 filles sur les rangs. Toutes aussi talentueuses que moi ! C’est seulement après m’avoir dit que j’avais été choisie, que j’ai compris que j’allais participer à une énorme aventure ! C'était la première fois qu'un spectacle de cette dimension était organisé en Inde. N’oublions pas que Bharati, ce sont plus de 100 artistes sur scène et plus de 700 costumes tous magnifiquement ouvragés ! A ce jour, un million de personnes ont vu ce spectacle à travers le monde !
vous dansez, on a l’impression qu’une flamme vous habite. Que vous vous consumez de l’intérieur. A quand remonte cette passion ?[/H3
Jusqu’à l’âge de six ans, je n’avais qu’une ambition, devenir astronaute et partir vers d’autres galaxies. Puis j’ai découvert la danse, la beauté des costumes et l’envie moi aussi de « sauter dans les airs ». Finalement, je suis passée de la conquête spatiale à l’occupation de l’espace ! (rires).
quel a été l’élément déclencheur ? Le catalyseur ?[/H3
J’ai la chance d’avoir un père producteur et réalisateur de films à Bollywood (Uday Shankar Pani a notamment travaillé avec Richard Attenborough pour les besoins du film « Gandhi ») . Enfant, j’ai pu assister à différents tournages tous très colorés. Quand j'ai vu les actrices maîtriser leurs pas de danse, avec tant de précision et de volupté, j'ai eu un déclic. Je me suis dit que c'était ce que je voulais faire. Plus tard, j'ai commencé à prendre des cours de danse dans une école spécialisée. Le Nalanda Dance Research Centre à Bombay. L’un des nombreux établissements qui nous forme à la rigueur et à la souplesse. Vous savez, en Inde, la danse est omniprésente au cinéma. On en fait même des tonnes au niveau des chorégraphies car rien n’est trop beau pour sortir les téléspectateurs d’un quotidien pas toujours aussi rose que les productions bollywoodiennes !
êtes issue d’une caste qui fait partie des élites indiennes. Comment vos parents ont-ils perçu ce désir, ce besoin irrésistible de devenir, une saltimbanque ?[/H3
Mes parents ne m’ont pas soutenu dans cette démarche. Devenir danseuse, pour eux, c’était quelque chose de dégradant et qui ne menait à rien.
Mon père aurait préféré que je devienne docteur, ingérieur, avocate, bref, que je m’oriente vers une voie royale ! Au lieu de ça, j’ai préféré aller jusqu’au bout de mes rêves, de mes ambitions. Il m’a fallu prouver à mon père et à ma mère que j’étais fermement décidée et que rien ne pouvait me faire changer d’avis ! Mes parents ont cessé de camper sur leur position, le jour où ils m’ont vu danser dans le film « Tere Liye ». J’avais 15 ans. Ils étaient tellement séduits par mon travail qu’ils m’ont donné leur bénédiction…
aussi à cet âge que vous quittez l’école ? [/H3
Oui et non ! Mon père voulait que je sois diplômée. J’ai donc poursuivi un cursus dédié à la philo. Mais pour le reste, j’ai tout laissé tomber. La danse me vampirisait mon temps. Pour être autonome financièrement, j’exerçais également le métier de mannequin…
spectacle « Bharati », c’est la rencontre de l’Inde traditionnelle et de l’Inde Moderne. C’est aussi l’histoire d’une union impossible entre la belle Bharati et un ressortissant indien, ingénieur de formation et résolument XXI ème siècle. Quelle est VOTRE Inde Bahvna ?[/H3
Je suis tiraillée entre deux cultures ! D’un côté, je porte très souvent des jeans et des t-shirt. De l’autre, je suis toujours ravie de m'habiller pour les grandes sorties avec des saris qui reflètent la culture indienne. Ce qui est essentiel pour moi, c’est de respecter ma famille, mes aïeux sans pour autant ne pas élargir mes horizons. J’ai la chance de pouvoir voyager grâce à Bharati. Au gré de mes séjours à l’étranger, j’essaye de faire la promotion de mon pays de façon objective. Indienne je le suis et je le resterai !
petit doigt me dit que vous n’êtes pas très douée pour cuisiner un bon poulet au curry ?[/H3
Disons que j’aurai tendance à y incorporer du Coca Cola ! (rires)
Inde, la fracture sociale est abyssale. L’Inde a beau afficher un taux de croissance à deux chiffres, elle reste dans le peloton de tête des pays les plus pauvres. Avez-vous conscience que votre réussite est exceptionnelle ![/H3
C’est vrai ! Il y a plusieurs centaines de millions de pauvres dans mon pays. La misère est là. On ne peut pas l’occulter. C’est vrai aussi que le fossé se creuse entre les personnes très riches et celles qui n’ont même pas de quoi s’acheter un bol de riz. D’un autre côté, on sent bien que c’est un pays jeune et dynamique. En matière de discrimination positive, l’Inde a été le premier état à avoir légalisé l’introduction des quotas dans le secteur public pour les basses castes et les hors castes. Pour aider et soutenir les plus démunis, le gouvernement a également mis en place des réseaux de magasins subventionnés où il est possible de trouver des aliments et notamment des céréales à moindre coût. Le paradoxe, c’est que nous comptabilisons le plus grand nombre d’enfants non scolarisés dans le monde et parallèlement, le plus grand réservoir de main d’œuvre hautement qualifiée….
–ce qui vous irrite en Inde ?[/H3
Déjà le taux d’alphabétisation des filles qui restent très inférieur à celui des garçons ! Beaucoup de jeunes filles se heurtent encore à l’opposition de leur famille qui considèrent que le rôle premier d’un enfant de sexe féminin, c’est d’aider à la maison et non de faire des études ! Il n’est plus rare de voir des gamines se battre pour ne pas être déscolarisées ! Chaque année, vous avez aussi des millions de filles tuées – parfois à l’état de fœtus - parce que naître fille en Inde est une encore une malédiction. Une tragédie économique. L’éducation est primordiale si nous voulons retrouver un équilibre naturel. Mais cela semble bien mal parti. Dans les milieux très pauvres, on ne compte plus les femmes qui se font frapper par leur mari parce qu’elles ont accouché d’une fille ! Fort heureusement, il y a des femmes qui n’hésitent pas aujourd’hui à sortir les bâtons pour rosser les époux qui leur manqueraient de respect ou qui lèveraient la main sur leurs filles.
révolte ? [/H3
Je dirai plutôt une prise de conscience ! Il était temps !
qu’est-ce qui vous fascine dans cette grande nation qui compte, rappelons-le, plus d’un milliard d’âmes ?[/H3
C’est un pays en pleine mutation, en pleine évolution. Un pays qui essaye de préserver ses traditions sans fermer la porte au modernisme ce qui est à mes yeux une preuve d’ouverture et de tolérance. L’Inde est aussi un point de convergence de toutes les communautés religieuses. Ce que j’aime également, c’est la symbolique de la famille. On la respecte car on sait qu’elle est le sel de la vie !
vous préférez, danser dans un spectacle ou devant la caméra d’un cinéaste ?[/H3
L’avantage avec le cinéma, c’est que si vous faites un faux-pas, vous pouvez toujours recommencer. Alors que dans un spectacle, le public ne peut pas se laisser abuser. Contrairement au cinéma, il n’y a pas d’effets spéciaux susceptibles de faire passer une femme incapable de danser pour une danseuse confirmée. Quand vous êtes sur des planches, vous êtes jugée sur pièce. La moindre erreur et vous sentez d’emblée que les gens qui vous regardent sont déçus. Après tout, c’est normal, ils en veulent pour leur argent…
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Bharati, Il était une fois l’Inde… ...
Au Palais des Congrès
Place de la Porte Maillot
75017 Paris
Tel : 08 92 05 00 50
Métro : Porte Maillot
Du 22 au 24 janvier 2010.
Tournée dans toute la France à partir du 24 novembre 2010.
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