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Les équipes des «Dossiers de Téva» ont suivi pendant plusieurs semaines Vanessa, Yolande et Laurence, mamans d'un enfant autiste. La naissance d'un enfant atteint de cette maladie bouleverse le quotidien de ces familles : les parents et la fratrie doivent apprendre à vivre avec lui. Certains parents peuvent se consacrer à leur enfant, d'autres n'ont que le choix de le confier à un établissement spécialisé où les places sont chères ; d'autres encore sont placés dans des hôpitaux psychiatriques. Après la diffusion du documentaire, Marielle Fournier reçoit la réalisatrice Géraldine Levasseur et Jacky Jurion, directeur du centre «Sésame Autisme».
Date de rediffusion de l'émission :
Dernière diffusion le vendredi 29 avril 2011 à 00:20
SUJETS
Inédit Autisme, mon enfant dans sa bulle
L’autisme : une maladie mystérieuse… « Si on avait une baguette magique, est qu’a l’instant où je vous tape sur l’épaule, à la seconde qui suit, vous vous retrouvez au milieu des papous en Polynésie avec des codes que vous ignorez totalement, que faites vous ? Vous vous plaquez contre le mur et vous observez en essayant de comprendre ce qu’on attend de vous… C’est ce que font peut-être les autistes. » Theo Peeters, Neurolinguiste
Un enfant autiste prend énormément de place, les thérapies sont coûteuses, l’élever est un marathon. Son arrivée bouleverse l’équilibre d’une famille. Rares sont les ménages qui tiennent. Tout devient compliqué, du goûter d’anniversaire qu’organisent les camarades de classe au simple dîner dans un restaurant… Ce qui n’est pas dans la norme dérange.
Plus que tout autre handicap, l’autisme fait peur. L’absence de communication, et l’incompréhension de l’environnement d’un enfant autistique effraie les institutions. Elles sont rares à les prendre en charge.
Les statistiques citées par l’OMS et le comité national d’éthique parlent d’une augmentation de 600% et de 300 000 à 500 000 enfants atteints en France… 5 000 à 8 000 nouveaux-nés par an développeront un syndrome autistique. Chaque jour les chiffres diffèrent, est-ce dû à une plus forte médiatisation ou à un environnement qui change ?
Comment vivent ils ? Que ressentent-ils ? Comment pensent ils ? Quelles sont leurs sensations ? A quoi ressemble leur cerveau ? Quelles solutions de scolarisation et d’éducation leur propose-t on en France ?
Nous avons pris le parti de filmer 3 femmes dans leur vie de mères avec leur enfant autiste. Elles vivent en région parisienne, en milieu rural ou en quartier difficile.
Autistes de haut niveau
On les appelle "Asperger" ou autistes de haut niveau. Malgré leurs difficultés relationnelles et leurs troubles du comportement, ils font figure de privilégiés, car ils s'expriment avec éloquence et déploient des talents extraordinaires.
INVITES
Géraldine Levasseur
Réalisatrice du sujet et journaliste chez Marie-Claire
Jacky Jurion
Éducateur spécialisé, intervenant du sujet
Anne Buisson
Co-fondatrice de l’association « Sur les bancs de l’école ». Maman de 4 enfants dont 3 autistes. Son association : C’est une vraie maison (dans le 15e arrondissement). Le but : regrouper en seul lieu tous les intervenants dont les enfants et les familles ont besoin : psychomotricien, art-thérapeute, orthophoniste etc… l’association organise aussi des ateliers pour que les familles puissent s’exprimer (ateliers parents et atelier frères et sœurs), elle aide les familles à dans leurs démarches administratives (demandes d’allocations etc.), et elle forme des AVS (auxiliaires de vie scolaire). Car l’association a pour but la scolarisation de chaque enfant autiste. L’asso compte environ 50 familles adhérentes, et a permis la scolarisation de 13 enfants. La maison a ouvert ses portes en octobre 2009.
LIEU DE TOURNAGE
Sur les bancs de l’école
12 bis rue delhomme
75015 Paris
LIEN
http://www.surlesbancsdelecole.com/
CHIFFRES
• Entre 300 000 et 500 000 personnes souffrent d’autisme en France
• On estime à 40 000 le nombre de jeunes ( 0-19 ans)atteints d’autisme en France
• L’autisme toucherait 1 enfant sur 150
Scolarisation
• En France, seulement 500 jeunes atteints d’autisme bénéficient d’une intégration scolaire, soit 1,2 % du nombre total de jeunes souffrant de tels troubles.
• 0,6 % d’entre eux environ bénéficient d’une intégration individuelle (seuls dans une classe normale).
• Au total plus de 2 500 jeunes autistes pourraient être scolarisés dans une école ordinaire.
• 250 enfants autistes bénéficient d’une intégration collective, au sein d’une classe spécialisée au sein d’une école ordinaire et 250 autres sont intégrés dans une classe ordinaire.
DOCUMENTATION
Qu’est ce que l’autisme ?
L'autisme est considéré comme un trouble du développement neurophysiologique par la communauté scientifique internationale. Il se manifeste par un certain nombre de signes mais il s'agit, essentiellement d'une difficulté, voire d'une impossibilité de communiquer avec l'entourage.
L'autisme est beaucoup plus fréquent chez les garçons que chez les filles (en moyenne 4 garçons pour 1 fille). Dans 10 à 25% des cas, l'autisme est associé à des maladies génétiques connues (sclérose tubéreuse, syndrome de l'x fragile).
Il n’existe pas de traitement curatif contre l’autisme. Des études ont permis d’établir que seules 10 % des personnes atteintes réussissaient à mener une vie sociale indépendante.
Les premiers signes de l’autisme apparaissent avant l'âge de 3 ans
Signes les plus caractéristiques de l’autisme :
L'autiste :
- est fasciné par les objets qui tournent,
- obtient des résultats inégaux dans les mouvements précis,
- ne craint pas le danger,
- établit difficilement des contacts avec autrui,
- établit difficilement le contact visuel,
- est hyper actif ou hypo actif,
- s’adonne à des jeux obsessionnels,
- éclate de rire sans raison valable,
- semble être sourd,
- résiste aux caresses,
- fait des crises de larmes, est désemparé sans que l’on sache pourquoi,
- résiste aux méthodes conventionnelles d’enseignement, présente des anomalies du langage (écholalie, absence de langage)
- semble insensible à la douleur,
- résiste aux changements de routine,
- préfère s’isoler,
- exprime ses besoins par des gestes.
Divers degrés d’autisme
Il est possible d’identifier divers degrés de l’autisme. L’autisme dit « de haut niveau » est identifié lorsque l’enfant présente toute la gamme des symptômes, mais qui ne présente pas de limites sur le plan intellectuel. L’autisme dit « de bas niveau », aussi appelé « autisme classique », est indiqué quand l’enfant présente, en plus des symptômes de base, plusieurs limites intellectuelles. Enfin, « l’autisme atypique » est identifié lorsque le trouble de l’enfant ne correspond pas à tous les symptômes de base, mais qu’il est possible d’en identifier plusieurs, et ce, à divers degrés d’atteinte.
L’autisme est un trouble à multiples symptômes qui s’exprime de façons différentes d’un individu à l’autre.
La terminologie autisme regroupe plusieurs termes également appelé Troubles envahissants du développement (TED) :
- les troubles du spectre autistique (aussi appelés « autisme » et « autisme classique»);
- le trouble envahissant du développement non spécifié (aussi appelé
« autisme atypique »);
- le syndrome d’Asperger (SA).
Autisme de haut niveau et syndrome d’asperger
Les personnes autistes de haut niveau et Asperger ont en commun des troubles graves de la communication, de la socialisation (ils voudraient interagir mais cela leur est très difficile à cause de leur handicap) et des atteintes neuro-sensorielles. Leurs comportements bizarres sont liés aux atteintes neurologiques et biochimiques de leur cerveau.
La seule chose qui diffère, de façon évidente, entre l'autisme de haut niveau et le syndrome d'Asperger est l'âge d'apparition du langage. Bien évidemment, l'apparition précoce du langage chez les enfants Asperger leur confère un développement différent de celui des enfants autistes de haut niveau. Cependant, à l'âge adulte, les différences ne sont plus criantes comme pendant la petite enfance.
Les enfants autistes de haut niveau et Asperger ont une intelligence normale ou supérieure à la moyenne. Ce sont des enfants qui ont leur place à l'école, et qui sont tout à fait capable d'entreprendre des études secondaires, pour peu que quelques efforts d'adaptation soient faits.