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Aung San Suu Kyi : le sacrifice d'une vie pour la paix

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Victoria KopiloffPar Victoria Kopiloff  le Mercredi 30 Novembre 2011 à 10h23

« The Lady », le dernier film de Luc Besson rend hommage à Aung San Suu Kyi et à son combat. Elle a sacrifié sa vie pour aider son peuple à retrouver sa liberté confisquée par la junte birmane.

 
Aung San Suu Kyi.Aung San Suu Kyi. - Xinhua / ZUMA / VISUAL Press Agency
« Ce n'est pas le pouvoir qui corrompt, mais la peur : la peur de perdre le pouvoir pour ceux qui l'exercent, et la peur des matraques pour ceux que le pouvoir opprime. » Aung San Suu Kyi ne s'est pas longtemps posé la question : savoir si elle avait peur ou non d'affronter la junte et si elle avait peur ou non de ne plus revoir son mari et ses enfants. En 1988, la fille du général Aung San, héro de l'indépendance birmane, quitte l'Angleterre et retourne dans son pays natal pour s'occuper de sa mère malade.

Au même moment, le général Ne Win, à la tête de la dictature depuis 1962, est obligé de démissionner. Les opposants du régime essaient alors de renverser le pouvoir en place mais l'armée réprime violemment toute manifestation. Emblème malgré elle de la liberté birmane, Aung San Suu Kyi est sollicitée par les adversaires du régime qui lui demandent de se présenter aux élections contre la junte. Elle accepte et s'engage dans une lutte pacifique mais son action est vite limitée : les militaire l'assigne à résidence afin de diminuer son influence sur le peuple birman.

Sa famille ou la paix

Deux choix s'offrent alors à elle : fuir la Birmanie, abandonner son peuple et savoir qu'elle ne pourra plus fouler le sol de ses ancêtres ou rester, accepter l'assignation et le fait de ne peut-être plus revoir ses enfants et son mari. « The Lady » comme on l'appelle en Asie sacrifie sa vie pour la démocratie. Il faudra attendre dix avant sa libération. Aujourd'hui, elle compte bien briguer personnellement un siège au Parlement lors d'une prochaine élection législative partielle. Une belle victoire qui lui a coûté cher, elle n'a pas pu revoir son époux britannique avant sa mort, en 1999, d'un cancer.

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