Un baril de pétrole contre 100 mensonges

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Vincent RondreuxPar Vincent Rondreux  le Dimanche 26 Avril 2009 à 08h04

Un livre qui aborde la réalité pétrolière de notre monde. Et qui accuse.

Tout notre monde est construit sur l essor du pétrole...Tout notre monde est construit sur l essor du pétrole...
Dans « Un baril de pétrole contre 100 mensonges », publié aux Editions Respublica, Thomas Porcher souligne que la stratégie de l'OPEP est d'épuiser les réserves des autres pays producteurs de pétrole afin de se retrouver en monopole.

Révélant le contenu des contrats pétroliers, l'auteur pointe également les erreurs faites pas les experts et leurs conséquences parfois désastreuses.

Il propose surtout un scénario très sombre de la situation mondiale en 2050 et démontre que nos comportements doivent changer très vite! Prix indicatif: 19 euros.

L'auteur

Thomas Porcher, 32 ans, est docteur en économie, consultant international et enseignant à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et Paris V René Descartes. Spécialiste en stratégies pétrolières, il a travaillé pour le compte de l'Union européenne, de gouvernements et de sociétés pétrolières notamment en France et en Afrique.

Les extraits


L'OPEP joue un jeu, nous en sommes les pions


« Une question reste en suspens : pourquoi l'OPEP n'a pas tenté de rétablir le prix du baril dans la tranche 22-28$ lorsqu'il s'est envolé à partir de 2003 pendant le conflit irakien ? Réponse donnée par l'OPEP : « nous n'avons pas les capacités de production suffisante ». Vérité ou mensonge ? Dans notre cas, pourquoi l'OPEP n'a-t-il pas eu peur que le prix trop élevé n'entraîne le développement de substituts ? Premièrement peut être parce qu'il n'y a pas de substituts valables et que tout le monde le sait maintenant, y compris les pays de l'OPEP, rendant cette menace purement symbolique. Deuxièmement parce que même s'il y a avait un substitut, il faudrait du temps pour qu'il soit commercialisable (environ 50 ans) et surtout pour que le monde s'adapte à lui : changements d'avions de l'ensemble des compagnies, de voitures dans les industries, de navires, etc… On arrive à se demander si quelqu'un serait heureux que l'on trouve un substitut demain. »

« Au final, l'OPEP, encouragée par les experts, joue les victimes d'un marché qu'elle ne contrôlerait plus, et reconnaît ainsi ouvertement son impuissance… Étrange, pour un cartel ! Le but premier d'un cartel n'est-il pas, plutôt, d'étendre son pouvoir sur le marché ? L'OPEP est sûrement le seul cartel qui, pour étendre son pouvoir sur le marché, affiche son incompétence et son incapacité à exercer quelque pouvoir de marché que ce soit. D'ailleurs, John Hicks, célèbre économiste, ne disait-il pas « The best of all monopoly profits is a quiet life » ?

L'épuisement des réserves (fantômes)


« Aucune statistique concernant les réserves n'a pu être contrôlée par des experts indépendants. Le rapport 2004 de l'AIE, porte-parole des pays riches de l'OCDE, cite différentes méthodes de calculs qui aboutissent au même ordre de grandeur en termes de nombre d'années pendant lesquelles les réserves seront suffisantes : entre 36 ans selon World Oil et 44 ans selon Oil & Gas Journal. C'est d'ailleurs le regroupement de ces deux méthodes qui a conduit à la fameuse phrase, largement reprise et débattue dans les médias : « Il nous reste 40 ans de pétrole ».

Les estimations de ces réserves vont de 1 051 milliards de barils selon Word Oil à 1 266 milliards de barils selon Oil & Gas Journal. Cependant, on peut noter que sur les 97 pays retenus par Oil & Gas Journal pour évaluer le montant global des réserves, 38 n'ont pas modifié le niveau de leurs propres réserves depuis 1998 et 13 ont laissé ce dernier inchangé depuis 1993 alors qu'ils ont continué à produire. On peut prendre l'exemple du Koweït, dont les réserves sont restées fixées à 94 milliards de barils entre 1991 et 2002 en dépit d'une production de 8 millions de barils par jour et de l'absence de découvertes importantes pendant cette période ».

« Le mensonge a généralement pour but de cacher une réalité plus décevante ce qui a entraîné de nombreuses fausses prédictions sur la date du « pic oil ». Comme après le premier choc pétrolier, où British Petroleum avait annoncé que le « pic oil » aurait lieu en 1985. Toutes ces erreurs confortent les plus optimistes qui croient, souvent sans fondement, que le progrès technique va permettre de prolonger les « années pétrole ». Mais quel progrès technique ? Progrès technique dans le taux de récupération du pétrole ?

Dans la recherche de gisements exploitables ? Les « prêcheurs du dieu progrès technique comme sauveur » n'en n'ont pas la moindre idée mais y croient. Finalement, le seul facteur fiable pour savoir si on se situe au début, au milieu ou la fin de l'histoire du pétrole reste le facteur géographique. Une nouvelle fois, un absent des débats. Où exploite-t-on du pétrole aujourd'hui ? Jusqu'en mer très profonde. Pourquoi ? Parce que les gisements en mer très profonde, bien que très coûteux, sont des meilleurs gisements ? Non.

Tout simplement parce que avant les gisements en mer très profondes, on a déjà exploité les gisements en mer profonde, et encore avant en mer peu profonde, et bien encore avant sur terre (on shore). Les gisements sont donc de plus en plus difficiles d'accès car les autres, plus faciles, ont souvent déjà été exploités.

Cette explication met fin au rêve de trouver le « super gisement », « super rentable » et « super facile d'accès » avec un pétrole qui ne demande qu'à jaillir et qui permettrait d'assurer des réserves pour au moins un siècle. Ce type de gisement s'il a existé a déjà été trouvé il y a bien longtemps. Les nouveaux gisements sont difficiles d'accès avec un pétrole souvent de mauvaises qualités. Beaucoup de pays africains et sud-américains ont une production de pétrole tirée pour moitié de gisements en mer très profonde.

On peut affirmer de manière quasi certaine que ces pays utilisent leurs derniers gisements et ne produiront donc plus de pétrole dans 20 ans. Une seule question reste en suspens : Où va-t-on exploiter des gisements après les gisements en mer très profondes ? Actuellement, les compagnies pétrolières prospectent en Arctique, et après ça ? Sur la lune ? »

ce qu'elles en pensent

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