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Des cosmétiques bio qui ont la patate

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Par   le Samedi 4 Avril 2009 à 22h12

Une jeune Française découvre la papa morada lors d'un voyage au Pérou. L’idée d’utiliser cette pomme de terre pour produire des crèmes cosmétiques ne met pas longtemps à germer. Très vite, son entreprise Yana Cosmetics sort de terre.

 
Des cosmétiques bio à la fleur de patateDes cosmétiques bio à la fleur de patate - Mishki

Valérie Barbier, pétillante trentenaire à l'énergie débordante, découvre la "papa morada", une pomme de terre violette locale, lors d'un voyage au Pérou. Son idée ? Créer une gamme de cosmétiques bio. On fait bien des crèmes à base de pépins de raisin, pourquoi pas à base de patate...

C'est perchée à 3 500 mètres d'altitude que Valérie découvre une pomme de terre violette aux pouvoirs magiques.
"J'ai vu les femmes des montagnes s'appliquer cette papa morada sur le visage pour se protéger du soleil. C'est comme ça que j'ai eu l'idée de faire des crèmes cosmétiques" explique-t-elle.
Fonceuse, elle débarque au Pérou avec 4 000 euros en poche, un cursus dans l'industrie pharmaceutique et son âme d'entrepreneuse. Objectif: créer une gamme de cosmétiques 100% naturelle.


Du naturel, rien que du naturel

Le secret de Valérie, c'est sa langue bien pendue, son flair et sa pugnacité. Toujours à l'affût des bonnes idées, elle parcourt le Pérou à la recherche des richesses naturelles du pays. La señorita francesa, au fil des ans, tisse d'étroites relations avec les petits producteurs locaux. "C'est le chef d'un petit village planté au sommet de la Cordillère des Andes qui m'a révélé que la papa morada était bourrée d'antioxydants et de vitamines en tout genre. A voir la peau lisse des femmes du village, je n'avais aucun doute : elle conserve effectivement très bien!".

La découverte des autres matières premières qui entrent dans la composition des produits est aussi une histoire de rencontres.
La petite communauté de Puquio, par exemple, lui révèle un trésor caché : la muña, une plante sauvage des Andes à l'odeur de menthe utilisée comme anti-infectieux par les Incas.
Beaucoup plus au Nord du pays, Valérie découvre ensuite l'ungurahui, un petit fruit sucré de la jungle péruvienne riche en oméga 3 et 6, parfait pour la cosmétique...

Labellisé Bio Latina

Aujourd'hui, trois crèmes labellisées Bio Latina sont sur le marché péruvien. Nom de marque : Mishki (« doux » en quechua, la langue des Incas). Les distributeurs ? Pharmacies, boutiques bios, spas et instituts de beauté.

Pour le reste du monde, rien de plus simple : il suffit d'aller faire un tour sur le site Internet de la créatrice http://www.mishkiperu.com pour commander.


La gamme Mishki, c'est du bio entre 10 et 20 euros


Crème pour peau normale :

crème hydratante naturelle à base d'huile essentielle de muña. 20 euros

Crème pour peau normale à grasse :

crème hydratante naturelle à base de pomme de terre organique. 20 euros

Crème pour peau normale à sèche :

crème hydratante naturelle à base d'huile d'ungurahui. 20 euros

Lotion de nettoyage :

à base de pomme de terre organique. 18 euros

Eau tonique :

à base de pomme de muña. 10 euros

Savon exfoliant :

à base de graines d'ungurahui. 20 euros

ce qu'elles en pensent

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