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Pour la rentrée, intégrez un réseau féminin

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Rédaction teva.frPar Rédaction teva.fr  le Lundi 16 Août 2010 à 09h30

Ensemble, c’est mieux ! Quand les femmes se mettent en réseau, c’est pour mieux prendre en main leur destin. Coup de projecteur sur un phénomène 100% anti-égoïste.

 
Le petit livre rose qui vous veut du bienLe petit livre rose qui vous veut du bien
Femmes & Sciences, Femmes Vignes Rhône, Femme Expat, Les Nouvelles Mères cuisinières, il y a même un Club des amatrices de cigares…

Depuis une dizaine d'années, les réseaux féminins montent en puissance. A tel point qu'aujourd'hui un livre, le Guide des clubs et réseaux au féminin (Ed. du Cherche Midi), est consacré à ces étonnantes initiatives, qui vont du réseau professionnel à l'initiative de quartier en passant par des groupements artistiques.

La grande différence entre réseaux masculins et féminins ?

Dans les toiles tissées par des femmes, le professionnel et le personnel s'entremêlent sans cesse. Même dans les réseaux les plus élitistes. Lise Cardinal, la prêtresse canadienne du réseautage, en sait quelque chose. « Dans les réseaux de femmes d'affaires on ne parle pas qu'affaires, loin de là ! Une de nos membres est mère solo, chaque année, elle lance un SOS pour trouver un plan vacances pour sa fille. Et grâce au réseau, elle n'est jamais déçue. »


100% solidaires

Lieux de partage et de mise en confiance, ces initiatives nous font pousser des ailes. Il n'est pas rare de voir les plus effacées se réveiller au sein de ces espaces 100% solidaires. Et une fois qu'elles ont pris confiance en elles, on ne les arrête plus ! Qu'attendez-vous pour réseauter à votre tour ? Pour vivre heureuses, vivons reliées !


Ensemble, c est mieux !
Ensemble, c est mieux !


Zoom sur 4 réseaux féminins épatants

Le Club des Marâtres

Ce réseau est né d'un ras-le-bol. En convolant avec un père de deux enfants, du jour au lendemain, Marie-Luce Iovane-Chesneau se retrouve catapultée belle-mère. « Personne ne m'y avait préparée, personne n'était là pour me conseiller. J'ai fait appel à une association de parents. Réponse : ‘Il n'y a rien à faire Madame, vous n'êtes pas leur mère !' » Mais plutôt que de pleurnicher dans son coin, Marie-Luce sort ses antennes et découvre qu'elle n'est pas seule dans son cas. Elle décide alors d'organiser un dîner avec plusieurs couples dans la même situation. « A l'apéritif, j'ai averti les hommes : ‘Ce soir, on va s'autoriser à vous dire tout ce qui nous travaille.' Et chacune s'est exprimée, calmement et sans hystérie. Pour la première fois, nos compagnons ont compris que le problème, ce n'était pas nous, mais bien notre situation de belle-mère. » Et le Club des Marâtres fut. Aujourd'hui, huit ans après, plus d'un millier de femmes ont bénéficié de son soutien. Groupes de parole, débats avec des psychologues et des sociologues, colloques sur les familles recomposées… Insérées dans leur réseau, les « marâtres » relèvent la tête.
www.clubdesmaratres.fr

Rester zen à l autre bout du monde, grâce au réseau!
Rester zen à l autre bout du monde, grâce au réseau!

Femme Expat

Femme d'expat, le rêve ? Pas toujours, et le cadre de vie, souvent exotique, n'y change rien. La raison est simple : 75% des femmes qui suivent leur conjoint expatrié n'ont pas d'activité professionnelle sur place. Ajoutez à cela une culture souvent à l'opposé du pays d'origine, le manque de contacts, plus un mari abonné aux voyages d'affaires, et vous avez le parfait cocktail pour une lente descente aux enfers. Sabine David, maman de quatre enfants, a tenu bon, malgré plusieurs expatriations de longue durée. Son secret : le réseau. A chaque fois qu'elle s'apprêtait à changer de pays pour suivre son mari, elle remuait ciel et terre pour identifier les amies d'amies d'amies sur place. « Avec Femme Expat, j'ai simplement mis mon réseau informel à disposition des nouvelles arrivées, via un site Internet. Avoir ne serait-ce qu'un ou deux contacts sur place, ça change tout. On permet ainsi aux femmes de prendre pied beaucoup plus rapidement », souligne la fondatrice. Son site est une mine d'or : témoignages, fiches pays ultra pratiques, forum de discussion, assistance en ligne en 24 heures, annuaire des expatriées dans le monde entier… Pour les 4 400 abonnées de FemmeExpat.com (69,50€ par an), les solutions pour mieux vivre leur expatriation sont à portée de souris.
Contact : 01 42 36 69 56
www.femmexpat.com
(la partie magazine du site est en accès libre)

La Maison des Babayags

S'impliquer dans un réseau, ça rajeunit ! Il n'y a qu'à regarder ces trois mamies punchy, initiatrices d'une maison de retraite autogérée women only, qui verra le jour en 2011 à Montreuil, en banlieue parisienne. L'idée : se donner la main jusqu'au bout plutôt que se ratatiner toutes seules au fond du lit, à attendre les plateaux repas. Dans la future maison de retraite new look, tout sera conçu pour favoriser l'esprit de collectivité : salle de yoga, atelier artistique, spa, cafétéria, coin Internet… Chaque Babayaga paiera son studio selon ses moyens et une tontine aidera à faire face aux coups durs des unes et des autres. Une première en France, qui fait déjà des émules : si tout va bien, la Maison des Babayagas s'exportera bientôt aussi à Toulouse, à Brest, à Lille, en Dordogne… Les Babayagas ont beau avoir soufflé les 80 bougies, rien à voir avec des seniors fossilisées. Normal : des études montrent qu'on vit mieux et plus longtemps insérée dans une toile d'entraide !
www.lamaisondesbabayagas.org


Essentielles

Essentielles.net est le premier site-réseau en France consacré au cancer du sein, avec plus de 5000 membres. Tout est né en 2002 d'une expérience douloureuse : démunie face à la mort de sa mère suite à cette maladie, Karine Sabatier s'était juré de mettre en réseau celles qui souffrent d'un manque d'échanges dans ce moment-clé de leur vie. Aujourd'hui, sept ans plus tard, l'entraide au sein du réseau fonctionne à plein. Il est même rare qu'une question posée sur le forum de discussion reste sans réponse plus d'une demi-journée. Souvent, il s'agit de questions de confort, qu'on n'ose pas poser à son médecin débordé : « Quand vais-je perdre mes cheveux ? » Mais contrairement à ce qu'on pourrait croire, le ton n'est pas triste sur le forum. Et une fois guéries, les membres d'Essentielles ne tournent pas le dos à leurs camarades. Beaucoup restent fidèles au réseau, pour soutenir celles encore au cœur de la tourmente. Quand l'une d'entre elles est hospitalisée, ses camarades d'Essentielles vont parfois apporter leur soutien jusque dans la chambre d'hôpital. Est-ce étonnant si on se passe l'adresse du site dans les salles d'attentes des médecins ?
www.association-essentielles.net

Paroles d'experts

Wally Montay
Wally Montay
« A travers leurs réseaux, les femmes veulent montrer leurs compétences. Elles ne sont pas dans la lutte mais dans le dialogue, pour faire avancer la cause de la femme par des actions constructives. Vous n'avez qu'à regarder tous ces grands réseaux d'influence soi-disant mixtes : les femmes y sont minoritaires, et parfois, on leur fait même comprendre qu'elles ne sont pas les bienvenues. Les réseaux féminins existent surtout parce qu'on ne veut pas d'elles ailleurs ! »
Wally Montay, co-auteure du Guide des clubs et des réseaux au féminin (Editions du Cherche Midi)

« Grâce à leurs réseaux, les femmes comptent réintégrer une société dont elles se sentent exclues. La solidarité féminine n'est ni plus ni moins un moyen d'avancement ! Mais que l'on ne s'y trompe pas : cette belle solidarité dont on nous parle tant n'est pas innée, elle répond avant tout à un besoin. »
Robert Ebguy, sociologue et directeur de recherches au Centre de communication avancée

Solidaires uniquement par nécessité ?

Une récente étude de l'université de Californie à Los Angeles suggère le contraire. Elle montre que les femmes répondent aux situations de stress par une avalanche d'hormones comme l'ocytocine, qui les amènent à établir et à maintenir des liens d'amitié avec d'autres femmes. Contrairement aux hommes, qui eux ont tendance à répondre au stress par le combat ou la fuite…

ce qu'elles en pensent

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