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La grande aventure des parents adoptants

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Rédaction teva.frPar Rédaction teva.fr  le Mercredi 19 Juillet 2006 à 15h49

Première épreuve : l'enquête préalable à la procédure d'agrément. Mais les étapes suivantes sont encore plus stressantes. Témoignages.

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Les investigations croisées du travailleur social et du psy ont pour but de s'assurer que l'enfant accueilli grandira dans un environnement qui lui offre assez de stabilité pour se construire et s'épanouir. « La question n'est pas d'être un parent parfait, affirme le psy Alain Meillan, mais il n'est pas envisageable que l'enfant vive un deuxième abandon.»

De futurs parents équilibrés qui acceptent leurs propres faiblesses et savent se remettre en question ? Voilà un des critères de sélection. Maïténa, maman célibataire d'une petite Vietnamienne de 10 mois, se souvient : « L'enquête préalable est une période où l'on vous confronte à la réalité de l'adoption. Le travailleur social ainsi que le psy aident à affiner votre projet ou à le formaliser différemment. Ils vous préparent à accueillir l'enfant tel qu'il est. »

Pour d'autres, comme Raphaël, papa d'une petite Macédonienne de 2 ans, cette période reste celle des contraintes administratives. Mais, il en reconnaît l'utilité, ainsi que la capacité des interlocuteurs rencontrés à éclairer les futurs parents.
Une chose est certaine : ceux-ci doivent respecter les règles du jeu (sous peine de rencontrer le psy une dizaine de fois !) et garder leur énergie pour le deuxième phase appelée « accueil de l'enfant », qui peut durer de 2 à 4 ans.

En France, c'est le délai pendant lequel l'ASE étudie les candidatures et propose des parents au Conseil de famille pour l'adoption des pupilles de l'État dont ils ont la charge (orphelins, abandonnés, nés sous X, placés par un juge). Il est conseillé de leur passer un coup de fil régulièrement, en toute courtoisie, pour avoir des nouvelles. Idem pour une adoption à l'étranger par l'intermédiaire d'un organisme autorisé pour l'adoption, qui se charge de tout. Mais pour une démarche individuelle à l'étranger, il faut se bouger.

En France ou à l'étranger ?
La France compte aujourd'hui environ 3 000 enfants adoptables, dont seulement un tiers finissent par l'être(1).
Pourquoi si peu ? Ils correspondent mal aux désirs des adoptants : ils sont plus âgés - les tout-petits sont peu nombreux -, parfois handicapés ou déjà en fratrie. De ce fait, le Conseil de famille (composé de représentants du Conseil général parfois issus de l'ASE, de membres d'associations à caractère familial, de pupilles de l'État et de personnes « qualifiées », comme un procureur ou un inspecteur d'académie), chargé de sélectionner des parents sollicite des critères proches de la famille idéale : mariés, jeunes, en bonne santé... C'est pourquoi, en 2004, 75% des adoptés venaient de l'étranger, principalement d'Haïti, de Chine, de Russie, d'Ethiopie, du Vietnam et de Colombie(1).

L'adoption internationale est en partie règlementée par la convention de La Haye qui regroupe 64 pays. Elle vise à garantir les droits fondamentaux des enfants par des contrôles et une harmonisation progressive des procédures. Il n'en reste pas moins que chaque pays possède ses critères concernant les adoptants (âge, santé, situation familiale).

Toute la difficulté consiste alors à faire coïncider aspirations personnelles et critères adoptants/adoptés. Par exemple, Maïténa a fini par se tourner vers le Vietnam : elle y a passé une partie de son enfance et, surtout, cet État confie des petits aux célibataires. Une fois choisi le pays vers lequel se tourner, 2 procédures sont possibles :

1°/ La première est individuelle : un dossier est déposé à la MAI et les adoptants se mettent directement en relation avec les autorités compétentes ou avec un orphelinat (59 %).

2°/ La deuxième consiste à transiter par un OAA (organisme autorisé pour l'adoption) qui se charge de faire l'intermédiaire quand il accepte le dossier.

Les coulisses de l'adoption internationale : Raphaël s'est marié juste avant de faire sa demande d'adoption, Maïténa a fait du bénévolat dans l'orphelinat, Philippe et Catherine se sont rendus au Mali à plusieurs reprises.
Des précautions ont aussi été prises : économiser de l'argent et des vacances, contacter d'autres parents pour obtenir les « bons tuyaux ».

Ensuite, malgré des moments de découragement, le verdict est unanime : c'est une merveilleuse aventure. Il suffit de les entendre raconter leur première rencontre avec leur enfant : le coeur qui bat à 200 à l'heure, les premières nuits blanches et tous les sentiments liés à une naissance...

(1) Source EFA (enfance et famille d'adoption)

À QUI S'ADRESSER POUR ADOPTER À L'ÉTRANGER
- MAI La Mission de l'adoption internationale possède un site internet de référence.
Rattachée au ministère des Affaires étrangères, elle cède actuellement ses compétences à l'Agence française de l'adoption qui est en train de se créer. www.diplomatie.gouv.fr/mai/

- OAA (organismes autorisés pour l'adoption). Leurs coordonnées sont sur le site de la MAI et de l'EFA.
www.adoptionefa.org

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LE POINT SUR LA SITUATION DES HOMOSEXUELS
Le mariage entre homosexuels est légalisé dans quelques pays (Espagne, Pays-Bas...) et ouvre donc leur droit à l'adoption.
Mais dans les faits, très peu d'enfants leur sont confiés au niveau national. À l'international, ils se heurtent aux pays d'origine qui ne reconnaissent pas cette forme familiale : à ce jour, aucune démarche n'a officiellement abouti. Ils doivent donc adopter en « célibataires » même si le projet est fondé sur un mensonge.
En clair, le chemin à parcourir est encore long avant que ces couples se voit officiellement autoriser à fonder une famille.

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A LIRE
« Deux femmes et un couffin : Une histoire d'adoptions homoparentales », de Claire Altman, 19 euros, éd. Ramsay.


PAR HÉLÈNE LEBLANC, ILLUSTRATIONS IGOR VADIM

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